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Appel d’artistes en résidence - Printemps 2022

Des candidat(e)s à la résidence d’artiste sont appelé(e)s au chalet Gabrielle-Roy de Petite-Rivière-Saint-François.

La Municipalité de Petite-Rivière-Saint-François, propriétaire du chalet Gabrielle-Roy depuis maintenant quatre ans, lance aujourd’hui un premier appel de candidatures pour la résidence d’artiste ce printemps 2022. En vertu de l’entente conclue entre la Municipalité et le Fonds Gabrielle Roy qui lui cédait le chalet en décembre 2017, les lieux qui auront inspiré la romancière durant 25 ans doivent servir chaque année comme résidence d’artiste pour une période minimale de trois semaines. En 2022, la période sera du jeudi 26 mai au jeudi 16 juin.

La résidence au chalet Gabrielle-Roy s’adresse à des artistes de la relève ou à des artistes établis, de nationalité canadienne. Les candidates et les candidats devront produire un dossier démontrant la pertinence de leur résidence au chalet. En outre, leur projet de création durant le séjour devra s’inscrire en lien avec l’oeuvre ou avec les valeurs de Gabrielle Roy.

Les artistes intéressé(e)s trouveront le formulaire et toutes les informations nécessaires pour déposer leur candidature au petiteriviere.com/chaletgabrielleroy. La date limite pour déposer un dossier complet à marcb@petiteriviere.com est le jeudi 21 avril, 16 h.

À la suite de la réception des candidatures par le chargé de projets de la Municipalité de Petite-Rivière-Saint-François, toutes les candidatures jugées admissibles et complètes seront transmises à un jury de cinq (5) personnes. Les étapes suivantes, jusqu’à la confirmation de la résidence d’artiste par la corporation municipale, seront celles-ci :

  1. le jury analysera les demandes admissibles dans la semaine suivant la date du dépôt ;

  2. un(e) seul(e) artiste sera retenu(e) pour bénéficier de l’immeuble, chalet et terrain;

  3. une réponse sera envoyée à tous les candidat(e)s à la suite des analyses du jury;

  4. l'artiste qui se verra accorder la résidence au chalet Gabrielle-Roy devra confirmer son séjour dans un délai d’une semaine après réception de l’invitation à résider.

À PROPOS DU CHALET GABRIELLE-ROY À GRANDE-POINTE

À partir de 1958, Gabrielle Roy s’installe à Grande-Pointe, face au fleuve, et y passera tous ses étés dans son chalet empreint de simplicité qui demeurera son refuge jusqu’à sa mort en 1983. Dans ce lieu de recueillement, elle écrira plusieurs de ses romans. C’est avec son amie Berthe Simard qu’elle se promène le long de la voie ferrée et recueille le matériel nécessaire pour écrire Cet été qui chantait, un roman consacré à Petite-Rivière-Saint-François. Le 8 mars 2021, le gouvernement du Québec désignait Gabrielle Roy : « Personnage historique ».

Pour tout savoir, consultez le document de présentation.

Pour vous inscrire, veuillez remplir le formulaire ci-dessous : 

Pour plus d’informations, veuillez contacter le chargé de projet, M. Marc Bertrand : 
marcb@petiteriviere.com
Cell. : 418 580-7722

Artiste sélectionnée : Danielle Dusseault 

L'autrice québécoise Danielle Dusseault, originaire de Sherbrooke et oeuvrant depuis 1989, a été choisie par le comité de gestion du Chalet Gabrielle-Roy pour occuper la résidence au printemps 2022. 

Du 26 mai au 26 juin, elle consacrera son temps au carnet littéraire « Écrire en exil ». À propos du projet d'écriture :

Pour écrire, il m’a fallu être capable de solitude afin de pouvoir capter les combats intérieurs et les frontières entre les êtres.

Mon projet « Écrire en exil » prendra la forme d’un carnet littéraire. Il présentera une série de réflexions autour de l’acte d’écrire tout en posant un regard sur l’exil : celui des réfugiés, celui des laissés pour compte, celui parfois de ceux et celles qui se consacrent à l’écriture. Il sera donc essentiellement question de la solitude humaine dans ce projet.

Toujours dans le cadre de ce carnet, je souhaite aussi m’engager sur un chemin de traverse un peu comme je l’ai fait dans ma plus récente publication intitulée « Donnez des ailes » qui vient de paraître à L’instant même dans la collection Brève. C’est en portant une attention particulière aux nombreux visages que j’ai croisés, d’abord dans le dixième arrondissement de Paris et ensuite dans les terres éloignées de l’urbanité québécoise, que j’ai développé une écriture qui se situe tout près de la déambulation et de la marche. Je me suis intéressée, entre autres, aux nombreux lieux et visages que j’ai rencontrés, ceux dont on ne parle pas ou très peu. J’ai cherché surtout à rendre compte de leur réalité en devenant un témoin mobile et anonyme. Tous ces visages un peu mystérieux, un peu cachés, et issus d’une réalité migrante, m’ont livré un portrait saisissant d’un microcosme humain; ils ont évoqué mes propres luttes et constitué des passerelles entre les différentes communautés auxquelles j’ai cherché à appartenir par le biais de l’écriture.

Dans mon projet de carnet « Écrire en exil », j’aimerais, d’une façon similaire, aller à la rencontre de l’Autre, tout en restant en contact avec la voix qui, en moi, cherche à communiquer. Je souhaite me glisser derrière les masques et les subterfuges et prendre la mesure du temps qui passe. Le séjour à Petite-Rivière Saint-François représente une occasion formidable d’observer la nature et d’entrer en résonance avec l’espace d’intimité de Gabrielle Roy. J’aimerais pouvoir entamer avec elle un dialogue à travers le silence et la solitude tout en vivant dans le lieu où elle a vécu et écrit. Par ailleurs, il y a une thématique dans mon carnet qui est fortement reliée à la question qu’elle-même s’est posée : quelles sont les traces que nous laissons comme écrivain et

que reste-t-il au terme d’une vie d’existence ? Ce questionnement relève de ma pratique d’écriture et de mon approche. Gabrielle Roy a su mettre ce thème en perspective dans ses œuvres et j’aimerais avec elle pouvoir interroger ce propos.

Ma pratique d’écriture s’apparente à la déambulation et à la marche, lesquelles m’ont permis, depuis quelques années, de découvrir des univers qui se situent hors des sentiers battus, éloignés des grands attraits touristiques. Ainsi, j’ai pu devenir ce témoin mobile lors d’une résidence octroyée aux Récollets de Paris. J’y ai écrit comme l’observatrice anonyme que j’ai toujours voulu être en allant vers les autres. À l’intérieur de mon carnet « Donnez des ailes », j’ai tenté de restaurer l’univers ondoyant de quartiers méconnus et d’approcher la solitude des communautés en exil.

De même, dans mon récent recueil de nouvelles « Les ponts de Prague », j’ai aussi rassemblé des textes qui témoignent de la fragilité des liens entre humains et de leur complexité, d’où la thématique du pont qu’on peut entendre ici dans une perspective physique ou imaginaire. Ce recueil comporte aussi une pratique proche de la déambulation.

Mon projet « Écrire en exil » s’inscrit dans une démarche corollaire à celle que l’on retrouve à l’intérieur de mes plus récents titres. Elle découle d’une pratique où je deviens un témoin mobile de l’existence humaine. Voici donc le chemin que je me propose de poursuivre lors d’un séjour dans le chalet Gabrielle-Roy à Petite-Rivière Saint-François. L'expérience correspond à l'écrivaine que je suis devenue au fil des ans et qui a été en mesure de s'exiler (un bien grand mot, je sais) pour écrire. J'entends par là qu'il faut une capacité de solitude pour pouvoir écrire. Je suis aussi disponible pour offrir une prestation à la communauté soit par le biais d'une lecture publique ou d'un atelier d'écriture.

POUR EN SAVOIR PLUS

Site Web officiel > https://litterature-pour-loreille.webnode.fr/

Vidéo promotionnelle > https://www.youtube.com/watch?v=YRrZjf8Ka90

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