Histoire et patrimoine

 

Les origines


Petite-Rivière-Saint-François (PRSF) est en quelque sorte le berceau de la colonisation de Charlevoix. La seigneurie de Beaupré qui s'étendait des limites de Beauport jusqu'à la rivière du Gouffre a été concédée à la Compagnie des Cent-Associés en 1636. En 1662, le Séminaire de Québec s'en porte acquéreur. Les terres étant toutes occupées, sur la côte de Beaupré, les habitants réclament de nouvelles concessions. Les seigneurs acceptent alors d'ouvrir au peuplement, la bande de terre de Petite-Rivière-Saint-François.

Les pionniers

Natif de St-Côme-de-Vair en France, Claude Bouchard, dit le Petit Claude, est le premier fermier à qui monseigneur de Laval concède, en 1675, une terre sur le territoire actuel de Petite-Rivière-St-François. L'année suivante, le sieur Bouchard s'installe sur sa ferme et devient ainsi le fondateur de Petite-Rivière-St-François.

Par la suite, seize (16) autres terres sont concédées à Petite-Rivière-St-François et des colons viennent tour à tour s'y établir dont Ignace Gasnier (oct. 1677), René Bien dit Lacroix (oct. 1677), Pierre Laforest dit Labranche (mars 1678), Jacques Fortin (juin 1680), René De La Voye (fils) (juin 1686), Pierre Tremblay (fils) et son frère Michel, Noël Simard.
 


Le développement


Historique


Jusqu’au milieu du 20e siècle, les familles assurent une dynamique économique locale en exploitant les ressources qui s’offrent à elles. Les agglomérations se spécialisent en fonction des saisons, de la proximité et de la qualité des ressources disponibles. En saison estivale, les activités agricoles dominent la plaine. À l’automne, on profite de la pêche à l’anguille. L’hiver, on procède à la coupe du bois, et au printemps, on entaille les érables pour la production du sirop.

La transformation du bois était une importante activité industrielle dans le secteur Maillard tout comme dans le secteur de Grande-Pointe, et ce, jusqu’à la fin des années 1960. La diversité des essences multiplie les possibilités de transformation de la matière ligneuse. Outre le bois, le secteur Maillard a participé longuement aux activités agricoles. On retrouve encore aujourd’hui une concentration de bâtiments agricoles qui rappelle que l’agriculture était une activité essentielle à la survie de la collectivité.

Le secteur Centre a toujours eu un rapport étroit avec le fleuve Saint-Laurent depuis la colonisation. Les activités navales y étaient fort développées. Avec le quai, on permettait le transport du bois de coupe et la construction industrielle de goélettes (1863 à 1959).

Les trois autres secteurs périphériques, soit le secteur des Prairies, de l’Abattis et la Grande Martine, seront principalement occupés par la villégiature et l’agriculture. Le secteur de la Grande Martine, où se situent actuellement les nouveaux développements résidentiels, était très peu développé. Seulement quelques activités agricoles (bleuetières et fourrages) et d’acériculture y étaient réalisées. Ce secteur était principalement voué à la coupe forestière.

Infrastructures de transport

À partir du 19e siècle, de grandes opérations de construction d’infrastructures et d’équipements de transport favoriseront l’essor et le décloisonnement de la collectivité de PRSF. Un phénomène nouveau pour une municipalité normalement dissociée du monde extérieur. D’abord, il y eut la construction du chemin des Caps en 1825, qui est aujourd’hui la route 138, et le raccordement de la rue Principale. Le chemin de fer et les deux gares furent construits en 1914. L’apparition du train allait permettre le transport de marchandises et de personnes entre Québec et la ville de La Malbaie. Le service de passagers, qui prit fin en 1959, s’effectuait du matin au soir. En 1984, le train touristique le Tortillard du Saint-Laurent prit la relève jusqu’en 1996. Enfin, la construction du quai en 1927 et son prolongement en 1950 faciliteront la construction navale et amélioreront la desserte maritime pour la marchandise et le tourisme.


Vers un nouveau créneau : le récréotourisme

Dans les années 1970, une opportunité de développement s’offre à la municipalité de PRSF lorsque le gouvernement du Québec annonce l’achat de la montagne du Massif et la création d’un centre de ski avec l'aide et la détermination d'un comité de citoyens. La vocation récréotouristique du secteur de Grande-Pointe se confirme. Au départ, les remontées se faisaient alors par autobus... L’accès à la montagne se fait de la rue Principale, obligeant ainsi le passage de visiteurs dans le noyau villageois. Cet achalandage sera l’occasion de dynamiser l’économie locale en y développant une vitrine commerciale, une offre d’hébergement touristique, des services de proximité et une foule d’activités touristiques connexes. La montagne de ski fut vendue et acquise en 2002 par l’entrepreneur Daniel Gauthier, directeur général de l’entreprise Groupe le Massif. Depuis ce temps, l'offre récréotouristique ne cesse de se développer autour de la montagne Le Massif de Charlevoix.
 



Patrimoine religieux


Église Saint-François-Xavier - 1023, rue Principale 

Il y a eu trois églises dans l'histoire de la paroisse Saint-François-Xavier :

La première église, selon la tradition orale, aurait été construite en 1705 à l'endroit où est la grosse roche sur laquelle est plantée la croix de fer du côté ouest du quai.

La deuxième église fut terminée en juillet 1738 et fut démolie en 1903. L'église actuelle fut achevée en 1904 et bénie par l'évêque de Chicoutimi le 16 juin 1905.

 

Chapelle de Maillard - 519 rue Principale.

Cette chapelle dédiée à Notre-Dame-de-l’Assomption fut construite en 1951 sur le terrain de M. Xavier Tremblay; elle fut construite et payée par les gens de Maillard et du village.

Elle abrite durant la saison estivale une exposition de murales patrimoniales en plus de servir d’atelier à l'occasion pour des artistes et artisans de la région.

Chapelle de Grande-Pointe -1378 rue Principale


Cette chapelle construite en 1933 par les parents et amis du Frère Vianney reflète une époque de ferveur religieuse où les prêtres originaires de l’endroit invités par le Frère Vianney Bouchard revenaient occasionnellement y célébrer la messe.

Croix métallique à Grande Pointe - Près du 1289 rue Principale

À la demande de l'abbé Marcel Lavoie, cette croix fut construite sur son terrain en 1985 par M. Charles Bouchard et ses fils Cyril et Réjean. Plusieurs personnes de la paroisse participèrent à cette aventure. La hauteur de cette croix est de 45 pieds et sa base mesurent 24 pieds. La Municipalité a hérité de ce terrain en 1997, suite au décès de l'Abbé Marcel. L'éclairage fut installé en 1998.


Chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus - 1309 rue Principale

L'ancienne chapelle a été construite sur la côte de la Grande Pointe sous l'instigation de l'abbé Victor Simard. Elle fut démolie en 1968 pour faire place à la chapelle actuelle sur le même terrain. Gabrielle Roy assistait quotidiennement aux messes dans cette chapelle et y consacra un chapitre dans son livre « Un été qui chantait ».

















  
Consultez ci-dessus le document numérisé sur l'histoire de Petite-Rivière Saint-François

 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 
 

 












 
 
 
 
 
 
 
 

 
Église Saint-François-Xavier de 1738 à 1903


 
Église Saint-François-Xavier (1903)
Crédit photographique: 
Hermann Charest 2012

Chapelle de Maillard (1951)


Chapelle de Grande-Pointe (1933)
 
 
Croix Métallique (1985)

Ancienne chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus (date inconnue)



Chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus (1968)